Atelier Oecuménique de Théologie
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Témoignages

Jackie Crugnola - catholique - 17e volée

Voici brièvement ce que m’inspire mon parcours à l’AOT

Désir de refaire un vrai chemin spirituel profond et durable, tout en restant fidèle au christianisme.
Revenir aux sources évangéliques.
Quitter le poids d’une morale culpabilisatrice pour redécouvrir le message du Christ, quel sens il a dans notre monde et dans ma vie.
Retrouver une foi libre et joyeuse.

A ce stade du parcours (5e trimestre), curieusement, éloignée de mon Eglise, j’y retrouve petit à petit ma place.


Véronique Girardet - participante puis animatrice protestante - 14e et 15e volée

En quoi l'AOT rejoint-il les gens d'aujourd'hui ?

Pour moi, l’AOT évoque la notion d’espace.
Espace de temps : deux heures de temps volées dans la semaine où j’ai la possibilité de me recentrer, de mieux connaître mes racines, de redonner de la place à l’essentiel.
Espace d’écoute et de partage : un lieu où j’ai la liberté de poser mes questions, d’exposer mes doutes et mes révoltes sans crainte d’être jugée, mais aussi un lieu où je peux partager mes convictions, mes expériences, mes motifs de croire malgré tout.
Espace de connaissance : grâce à l’enseignement passionnant et consistant donné par nos théologien(ne)s catholiques et protestant(e)s, l’occasion d’acquérir des connaissances théologiques solides, d’approfondir des textes bibliques et des thèmes fondamentaux de la foi chrétienne. C’est aussi l’opportunité d’apprécier la complémentarité indispensable des apports féminins et masculins au sein de notre équipe d’enseignant(e)s.
Espace de diversité : la possibilité de rencontrer des personnes d’horizons très différents, d’origines, de parcours, de professions, d’âges, d’expériences extraordinairement divers. Une aubaine dans notre société souvent très cloisonnée. L’AOT m’a aidée à m’ouvrir à différentes conceptions de vie et de foi.
Espace de chaleur et d’amitié : en deux ans, des liens profonds se tissent, favorisés par la qualité des partages vécus en groupes. Des liens sont souvent maintenus après le parcours des deux ans sous différentes formes de retrouvailles, d’études ou de nouvelles initiatives ou démarches.
Si je continue à faire partie de l’AOT, d’abord en tant que participante, puis animatrice et maintenant comme membre du comité, c’est parce que j’ai la conviction que l’AOT offre un espace privilégié à toute personne en quête de sens, de réflexion et de partage. J’aimerais faire connaître ce parcours à un large public et particulièrement à des personnes en recherche, distantes ou même déçues des Eglises.
Pour moi, l’AOT est un espace vivant d’œcuménisme, un lieu porteur d’espoir dans un monde qui en manque si souvent.


Isabelle Fort-Mabboux - catholique - 17e volée

Pour moi , l’AOT est une source

Source d’ouverture et de partage : en tant que mère au foyer qui passe beaucoup de temps avec des enfants, j’apprécie particulièrement ces moments d’échanges avec des femmes et des hommes d’origines, d’horizons et de conditions très différents des miens.

Source de connaissance : j’ai retrouvé le plaisir d’apprendre que j’avais laissé sur les bancs de l’école et de l’université il y a de nombreuses années, avec en plus la liberté d’avoir choisi moi-même le sujet et de ne pas avoir de comptes à rendre aux professeurs.

Source de réponses aussi bien que de questions qui m’accompagnent sur mon chemin de foi.


Edouard Gentina - participant puis animateur catholique - 15e et 16e volée

En quoi l'AOT rejoint-il les gens d'aujourd'hui?

Deux perles de rosée, souriantes dans leur fragile beauté, déposées dans une poussière toute maculée de sang… l’impossible d’hier s’est passé ce jour : les deux otages italiennes retenues en Irak sont libres. La vie pulse à nouveau intense, contagieuse ; le souffle se déploie, reprend son rythme.
Frêles esquifs d’humanité dans l’aridité de ce monde, où le cri silencieux de tant d’êtres broyés par la souffrance, bute contre la vacuité des mots et de nos limites ; nous restons sans voix et sommes inlassablement renvoyés à notre propre silence au cœur duquel surgit, lancinante, la question du sens.
C’est cette même question qui mit en route dans la poussière des chemins une poignée d’hommes et de femmes auxquels Dieu offrait son alliance afin qu’ils se laissent transformer dans sa lumière. Alors le temps, de replié sur lui-même, comme figé qu’il était jusqu’alors s’ouvrit peu à peu pour devenir linéaire : l’espérance entrait dans l’histoire de l’humanité. Aujourd’hui : le même Dieu toujours déjà devant nous, la même alliance, la même espérance, pour nous au XXIe siècle. C’est bien cette source, ancrée dans le judéo-christianisme qui a participé à faire de nous ce que nous sommes et, tout en nous reliant à cette filiation première, a gardé, inaltérée, sa limpidité après avoir traversé l’histoire de tant de vies. S’y plonger aujourd’hui, avec des regards riches de connaissances venant d’horizons différents, permet des déploiements nouveaux, activés et approfondis par des sensibilités multiples, des expériences diverses, ce à la lumière d’une réflexion commune, ouverte, respectueuse, permettant une mise en perspective sous des éclairages croisés qui révèle une fantastique actualité qui surprend et nous rattrape là où nous sommes. Et, loin de nous entraîner dans une nostalgie stérile au milieu de ce monde en profonde rupture, elle laisse doucement apparaître ce qui fait sens, ouvrant à l’espérance, fraîche comme une rosée, nous aidant à humaniser notre propre humanité.


Christophe Roux - protestant - 16e volée

J’ai participé à la 16ème volée de l’A.O.T (2003 – 2005). Etant issu d’une famille aux origines religieuses mixtes (protestantes et catholiques), l’A.O.T. tombait à pic. J’avais reçu dans mon enfance une éducation religieuse plutôt catholique et, devenu adulte, je pratiquais ma Foi dans le cadre d’une communauté de base, mixte elle aussi.
Mais entre pratiquer ma Foi liturgiquement et me l’approprier avec mes yeux d’adulte il y avait un grand pas que l’A.O.T. allait me permettre de franchir. Pour reprendre une expression qui a fait fortune, je dirais que l’A.O.T m’a permis de passer ma Foi au Karcher. Autrement dit, avant de découvrir qui était Dieu, j’ai d’abord découvert (avec jubilation) qui Il n’était pas.
Le travail que j’ai effectué pendant ces deux années d’A.O.T a été en grande partie centré sur cet objectif: m’approprier ma Foi, c’est à dire qu’à mes questions, me sont venues, non pas des réponses mais encore d’autres questions qui ont enclenché à leur tour d’autres questions et ainsi de suite, mettant en route un processus qui, je l’espère, ne s’arrêtera plus.
Cette grande qualité de la démarche proposée par l’A.O.T est servie à mon sens par deux éléments aussi importants l’un que l’autre : un souci permanent de partir des Ecritures et une très grande valeur de l’équipe enseignante tant sur le plan intellectuel que sur le plan humain.
Merci à l’A.O.T !


Alain Stehlé - protestant - participant puis animateur 20ème volée

"Créée en 1973, l'AOT se prépare à lancer sa 18ème volée. C'est le temps de se souvenir avec reconnaissance de ses fondateurs, des théologiens et des laïcs, protestants et catholiques romains, en particulier du Père Jean-Bernard Livio et du Pasteur Eric Fuchs qui en furent les premiers co-directeurs.
L'expérience qu'ils tentaient, appelée modestement « atelier », était vraiment nouvelle, voire révolutionnaire, parce qu'ils la tentaient ensemble.
Grâce à une relève des co-directeurs et des enseignants, l'atelier a poursuivi son chemin et sa mission, contre vents et marées dans une période où l'oecuménisme a traversé des crises profondes, en particulier à Genève. L'AOT a survécu à ces temps proches de la rupture, mais elle les a surmontés.
Je suis convaincu que l'AOT a largement contribué au rapprochement de nos églises à Genève, par l'ouverture d'esprit et la collaboration dont ont fait preuve, au cours des 17 volées, ses enseignants (prêtres, pasteurs et théologiens) et les participants, dont un bon nombre a pris des responsabilités dans leurs églises.
Dans les mois à venir, il nous faudra réfléchir à la mission de l'AOT. En 30 ans, le monde a changé. Contrairement aux années 70, aujourd'hui les gens n'ont plus de comptes à régler avec l'institution-église. Beaucoup s'en sont éloignés. Il faut donc trouver une façon de s'adresser à un public sans base chrétienne par un message renouvelé. C'est la tâche qui attend les co-directeurs, les enseignants et le comité.
Avec l'aide de Dieu."

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